D'un seul coup d'oeil l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur chaque programme
RAPPORT MORAL DU PRESIDENT KARIM KACEL
ASSEMBLEE GENERALE DU FCM DU 18/06/2012
Traditionnellement, chaque été, l’ensemble des Sociétés civiles de Perception et de Répartition de Droits, communiquent leur rapport d’activité de l’année précédente. Il en est de même pour le FCM.
2011 aura été une année très particulière pour notre association puisque se mêlent différents sentiments, à savoir la stabilité et le changement, l’inquiétude et la confiance et, au final, beaucoup d’incertitudes et d’interrogations.
Stabilité car le FCM a accompli sa mission dans la lignée de l’année 2010 qui avait connu une pleine activité jamais atteinte durant toute son histoire.
De ce fait, il me semble opportun de rappeler le rôle important des subventions distribuées par les différents organismes de la filière musicale dont le FCM est un des rouages actifs , à savoir le soutien aux multiples activités de nos métiers, aussi bien en termes de productions qu’en termes d’emplois d’artistes. Certes, ces aides ne pourront jamais se substituer aux recettes de billetterie d’un spectacle, ni aux revenus générés par la vente de la musique enregistrée, quel qu’en soit le support ou le moyen de distribution.
Toutefois, il n’est pas inutile de rappeler que ces subventions ont le grand mérite de permettre une limitation du risque financier lié à la création et agissent directement sur les investissements indispensables à celle-ci, quand elles ne servent pas de leviers à d’autres sources de financements.
Il est d’usage de penser ou de laisser croire que seuls les producteurs, les artistes (interprètes, auteurs et compositeurs confondus) sont les grands bénéficiaires des subventions accordées dans le cadre de la loi de juillet 1985. Jamais il n’est question du public qui, pourtant, grâce en partie à ce type de financements, bénéficie d’un prix de place abordable pour assister au spectacle de leurs artistes préférés ou d’un jeune interprète à découvrir dans une petite salle.
Si nos subventions encouragent l’investissement lié à la création et en limitent les risques, elles influent donc également sur le prix des places de spectacle et d’achat de musique enregistrée, favorisant ainsi la diversité musicale ainsi que sa démocratisation.
En 2011, le FCM aura connu un changement de siège social après avoir passé plus de 25 ans dans le 10ème arrondissement de Paris. 25 ans !!! Nous aurions pu espérer qu’après plus de 25 ans et la naissance de la loi du 1er juillet 85, les revenus issus de la Copie Privée soient pérennisés. Il n’en est rien et, tout comme vous, je regrette que l’on en soit encore et toujours à défendre nos droits, sans cesse attaqués, fragilisés. Le FCM ne peut être indifférent quant au danger qui menace l’avenir de la Copie Privée. Si les premiers bénéficiaires de l’évolution de ces ressources sont et seront, bien entendu, les ayants droits, c’est également de l’activité du FCM (et celle des SPRD en matière de soutien à l’action artistique) dont il s’agit.
Malgré cette grande inquiétude, le FCM ne peut que se féliciter et vous remercier de la confiance renouvelée, réaffirmée par la signature d’une nouvelle convention triennale en augmentation budgétaire de 11 %.
Cette marque de confiance, alors qu’est débattue de la mission d’un futur Centre National de la Musique, nous donne l’espoir que ce CNM sera un « plus » pour l’ensemble de la filière musicale et saura préserver ce qui a toujours été la force du FCM : l’intérêt général. Notre association a toujours veillé à traiter petits et grands producteurs sur un même pied d’égalité. Nous émettons le souhait qu’il en soit également ainsi dans le futur établissement public.
Karim KACEL
Président du FCM
18 juin 2012